Se préparer à un contrôle sur les grands domaines bioclimatiques du globe.


SOMMAIRE

I. Ce qu’il faut retenir du chapitre.

II. Pour tester ses connaissances.

III. Quelques exemples de sujets.


I. CE QU’IL FAUT RETENIR DE CE CHAPITRE.

1°) Qu’est ce qu’un domaine bioclimatique.

On appelle domaine bioclimatique une région du globe dont le climat est à l’origine d’un paysage spécifique, de l’organisation particulière d’une société humaine, de l’évolution puis de l’adaptation des espèces animales et végétales.

2°) Les milieux froids.

Le continent antarctique, le Groenland, la Sibérie appartiennent aux milieux froids de la Terre. Les températures atteignent des extrêmes très bas (- 30°c) et sont responsables de la formation d’une banquise, une épaisse couche de glace recouvrant les océans dont se détachent les Icebergs.

Quelques communautés humaines, isolées, occupent des espaces balayés par la bise mordante. Depuis des milliers d’années, les Inuits sont installés dans les contrées désolées du pôle Nord et vivent des ressources de la mer.

Les principales espèces animales des milieux froids (Ours polaires, pingouins, manchots, phoques...) disposent de fourrures imperméables et de réserves de graisse leur permettant de conserver la chaleur de l’organisme.

3°) Les milieux chauds et arides.

A la surface du globe, il existe des déserts arides et très chauds (Le Sahara en Afrique du Nord...). Ces milieux sont profondément marqués par la sécheresse (Il ne pleut pas pendant plusieurs mois de suite). En plein midi, quand le soleil est à son zénith, les températures atteignent 50°c ou plus. L’eau en quantité trop rare ne favorise pas la croissance des espèces végétales : les paysages ne sont souvent que d’immenses étendues rocheuses, se perdant à l’horizon ou d’infinies successions de dunes sableuses.

Quelques rares sociétés humaines se rassemblent autour d’oasis verdoyants : la présence d’un oued (une rivière temporaire) rend possible la culture de dattiers, de palmier ou de céréales. Les Berbères sont la plus ancienne population d’Afrique du Nord. Ils ont développé au cours des âges une civilisation originale, bien adaptée aux conditions climatiques des régions où ils vivent : maisons en pisé (boue séchée au soleil), dont les murs épais et aveugles (étroites ouvertures) protègent de la chaleur quotidienne.

4°) Les milieux chauds et humides : les régions équatoriales.

Les terres situées à proximité de l’équateur comptent parmi les plus humides de la planète. Aux températures élevées et constantes tout au long de l’année s’ajoutent de fortes précipitations mensuelles. La surabondance de l’eau est à l’origine d’immenses espaces forestiers où les arbres peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres de hauteur (Amazonie en Amérique du Sud, Jungle en Asie du Sud Est). L’épaisseur de la couverture végétale rend les déplacements difficiles et n’autorise pas les installations humaines. Néanmoins, quelques tribus indiennes ont vécu là, isolées des centaines d’années avant de rencontrer les premiers explorateurs espagnols du XVI° siècle ou les missionnaires religieux envoyés en Asie et en Afrique équatoriale au XIX°.

La chaleur suffocante et continuelle (Il n’existe pas de saison) jointe à l’humidité développe depuis des millénaires une grande diversité d’espèces animales et végétales : oiseaux, singes, félins, insectes, plantes...

5°) Les milieux chauds et humides : les régions tropicales.

Les terres proches des tropiques sont chaudes toute l’année. En revanche, les précipitations sont irrégulières. L’hiver est la période de la saison sèche, les pluies ne viennent qu’avec l’été. Les paysages se couvrent donc d’herbes hautes et jaunies six mois de suite. Le manque d’eau ne produit qu’un maigre couvert végétal : arbres dispersés, buissons desséchés... (Savanes en Afrique...). Dans certaines contrées du globe, le retour des pluies est parfois très violent : il prend la forme de terribles orages, de tornades qui peuvent détruire les aménagements de l’Homme et faire de nombreuses victimes : la Mousson en Inde, les ouragans dans le Sud des Etats-Unis.

Le peuplement des régions tropicales (en Afrique ou en Asie) est modeste et ne consiste souvent qu’en de petits villages entourés de leurs champs mal cultivés. Par contre, c’est au cœur de la savane que l’Homme a accompli ses premiers pas, il y a des milliers de siècles. Il lui a fallu s’adapter aux dangers de la brousse (Félins...).

6°) Les milieux tempérés.

Les milieux tempérés s’étendent du Nord de l’Amérique aux plaines de Russie en passant par l’Europe. Les saisons y sont fortement marquées : hivers froids, étés chauds. Les précipitations ne sont pas excessives mais elles sont régulières. Il existe cependant des nuances climatiques qu’il faut pouvoir repérer.

- Le climat océanique, aux hivers doux et aux étés frais et pluvieux. Les littoraux en bordure d’Océan Atlantique (Irlande, Bretagne, Galice...) sont fortement marqués des influences maritimes. Les pluies fréquentes ont donné naissance à de verts paysages, souvent embrumés. En été, les températures ne sont pas insupportables car le large apporte la fraîcheur des flots. Néanmoins, la sécheresse (comme en Bretagne....) menace certaines années.

- Le climat méditerranéen, aux hivers doux, aux étés chauds et secs marque essentiellement les régions méridionales de l’Europe (Grèce, Sud de l’Espagne, de l’Italie ou de la France) et le Nord de l’Afrique (Côtes marocaines, algériennes, tunisiennes, libyennes ou égyptiennes...). La sécheresse, très prononcée en Juillet et en Août, est à l’origine de paysages arides, dont le maigre couvert végétal (Garigue, maquis...) demeure très vulnérable aux incendies qu’ils soient criminels ou naturels. Néanmoins, les pluies de l’Automne sont souvent abondantes. De violents orages peuvent conduire à l’augmentation rapide du niveau des rivières. Trop brutalement arrosés, les sols n’absorbent plus l’eau reçue. Celle-ci ruisselle le long des plis du relief et finit par entraîner dans sa course des pans entiers de terrains. Il n’est pas exceptionnel que la Provence soit victime d’inondations dont il n’est pas toujours facile de prévoir les brutales manifestations.

- Le climat continental s’étend sur les régions centrales du continent : l’Est de la France, les plaines d’Europe orientale, la Russie. Aux étés chauds et parfois secs succèdent des automnes pluvieux et des hivers très rigoureux. Traversant les vastes étendues d’Ukraine quand elles marchaient sur Moscou les armées de Napoléon (1812) ou d’Hitler (1941) ont souffert de la soif et de la chaleur avant de s’enliser dans les pluies de Septembre puis de succomber aux morsures glacées du "général Hiver".

Les forêts de Sibérie sont essentiellement composées de conifères bien adaptés aux températures très basses de Janvier.

II. POUR TESTER SES CONNAISSANCES.

1°) Je connais la définition des mots suivants.

-Milieu bioclimatique, précipitations, températures, graphique climatique, aride, équatorial, tropical, tempéré, océanique, continental, méditerranéen, oued, savane, banquise, garigue....

2°) Je sais compléter une carte des grands domaines bioclimatiques du globe.

Sur cette carte, je peux localiser les régions appartenant au milieu :

- froid ou polaire

- tempéré (et je peux indiquer les différentes nuances de climat : océanique, méditerranéen, continental)

- équatorial

- tropical.

3°) Je peux répondre aux questions suivantes en quelques lignes.

- Qu’est ce qu’un domaine bioclimatique ?

- Quelle différence existe-t-il entre les climats des milieux tropicaux et équatoriaux ?

- Quels climats rencontre-t-on dans les milieux tempérés ?

- Je sais décrire les paysages rencontrés dans chacun des milieux bioclimatiques du globe.

- Je sais expliquer de quelles manières les sociétés humaines se sont adaptées à chacun des milieux bioclimatiques du globe.

III. QUELQUES EXEMPLES DE SUJETS.

Au cours d’un contrôle sur les milieux bioclimatiques du globe, plusieurs documents différents peuvent faire l’objet de questions ou d’exercices.

- Des textes décrivant un paysage, un climat, une société humaine. L’élève doit y repérer les éléments lui permettant de rattacher le document à l’un des grands domaines bioclimatiques.

- Des graphiques climatiques qu’il faut savoir lire (Relever des mesures de température ou de précipitations) et surtout interpréter : à quel milieu puis-je rattacher l’exemple donné ?

- Des photographies de paysages. Une fois encore, il faut pouvoir y déceler l’indice permettant de se repérer dans l’un des domaines bioclimatiques du globe.