Se préparer à un contrôle sur la mobilité des hommes à la surface de la terre.


SOMMAIRE

I. Ce qu’il faut retenir du chapitre.

II. Pour tester ses connaissances.

III. Quelques exemples de sujets.


I. CE QU’IL FAUT RETENIR.

La leçon sur la mobilité des hommes à la surface de la Terre s’intègre dans un chapitre beaucoup plus vaste que les programmes officiels ont pris le parti de baptiser « L’inégale répartition des richesses dans le monde ».
La découverte en classe des notions de « Pays du Nord » et de « Pays du Sud » permet aux élèves de saisir les profondes fractures économiques et sociales de la planète. L’ IDH, indicateur que les géographes utilisent quand ils veulent mesurer le niveau de développement d’une région, met efficacement en valeur la grande disparité des niveaux de vie d’une population à l’autre.
L’étude du phénomène très marqué de la croissance urbaine à travers les continents donne une juste appréhension des difficultés de certaines sociétés : la multiplication des bidonvilles, la dégradation des paysages urbains, l’exacerbation des tensions posent aux agglomérations du Sud de redoutables problèmes.

Les déplacements humains sont un élément à ne pas négliger lorsque l’on travaille un sujet aussi vaste que celui de la distribution des richesses mondiales. En ce début de XXI° siècle, des millions de personnes franchissent les océans et les frontières séduites par un improbable Eldorado : recherche de meilleures conditions de vie, d’un emploi, d’un accès facile aux soins médicaux, à l’instruction, espoir en un avenir meilleur. A l’issue d’un voyage éprouvant, la déception est souvent au rendez vous : des douceurs promises, nulle trace. Le quotidien des réfugiés se résume finalement à la douloureuse confrontation du chômage, de la xénophobie, de la précarité.

La mobilité des populations sur terre n’est pas nouvelle : depuis des siècles, les hommes ont l’habitude de parcourir les vastes étendues qui s’offrent à eux. Que l’on songe aux invasions barbares de l’Antiquité, aux croisades menées en Orient, à la découverte du continent américain, aux missions d’exploration organisées au cœur d’une Afrique mystérieuse, et l’on se persuadera que les sociétés d’autrefois avaient tout autant que nous le goût de l’aventure et du voyage.
Le changement, s’il fallait en noter un, réside bien plus dans l’ampleur du phénomène : le développement des moyens de transport modernes (Avions, bateaux, trains...) accélère les flux. Si par le passé on pouvait chiffrer par milliers les courageux qui acceptaient le pari incertain d’un départ pour l’inconnu, aujourd’hui, c’est en millions qu’il faudrait compter les émigrés, les exilés ou les réfugiés.

- Les hommes se déplacent d’abord pour des raisons économiques : fuir la misère du village ou du pays, le chômage, la pauvreté, la faim. L’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud sont les premières régions concernées par ce type de migration. Des familles entières font le choix, parfois déchirant, de s’installer là où elles espèrent des jours meilleurs. L’Europe et l’Amérique du Nord sont des destinations privilégiées.
L’exemple du Mexique est révélateur du phénomène : chaque mois, des centaines de personnes, ruinées et démunies, tentent de franchir la frontière des Etats-Unis. Les candidats au voyage sont en général rapidement repérés, arrêtés puis expulsés. Quelques chanceux parviennent à échapper aux surveillances pourtant efficaces de la douane américaine et s’installent dans les villes du Texas ou de Californie. Ils grossissent les rangs d’une population (Les Latinos) réduite à vivre de petits métiers ou de délinquance. Privés de protection sociale, de papiers, ils risquent à chaque instant une reconduite dans leur pays d’origine. Washington doit résoudre ce redoutable problème de société : la présence sur le sol des Etats-Unis d’une communauté hispanique en pleine croissance, malgré une politique très répressive en matière d’immigration, provoque tensions, violences, particularismes ethniques et difficultés d’intégration.
Une situation similaire produit en Europe bien des drames humains. Arrivés d’Afrique, des familles de clandestin traversent dans des conditions périlleuses le détroit de Gibraltar (Des dizaines de malchanceux périssent en mer, victimes du naufrage de leurs embarcations de fortune) et abordent les côtes du Sud de l’Espagne ou de l’Italie. Beaucoup sont en fin de compte arrêtés par les autorités puis reconduits aux frontières.

- Les évènements politiques survenus dans un pays entraînent la fuite de milliers de malheureux. Les guerres civiles, l’installation d’une dictature imposent l’exil à ceux qui se sentent menacés. A la fin des années 1970, la victoire du régime Khmer jette sur les océans des millions de Cambodgiens, promis à une mort certaine. Les « Boat People », nom sous lequel demeure encore leur triste souvenir, errent des mois entiers sur les immensités du Pacifique. La majorité d’entre eux trouve asile en Europe. Une importante communauté asiatique se rassemble à Paris (13eme arrondissement notamment).
Les conflits régionaux du continent africain (Génocide du Rwanda en 1994) mais aussi la décomposition sanglante de l’Ex- Yougoslavie (affrontements militaires en Bosnie) alimentent les flux de l’émigration à destination de l’Occident.

- L’ambition d’intégrer les meilleures universités du monde motive chaque année le départ de milliers d’étudiants. Le phénomène est particulièrement vrai aux Etats-Unis où les grands centres de recherche (Yale, Haward...) attirent de nombreux jeunes. Les ressortissants des pays asiatiques (Japon, Chine, Thaïlande...) sont les plus nombreux à venir chercher en Californie une formation prestigieuse. L’Afrique n’est pas en reste et envoie aussi, surtout en Europe, des talents prometteurs.

- On se déplace aussi pour ses loisirs. Dans ce cas, il s’agit de populations aisées venues des Pays Du Nord à la recherche de dépaysement, d’exotisme. Le développement des techniques de transport, les offres publicitaires toujours plus alléchantes des agences de voyage, les investissements consentis par de nombreux Pays du Sud dans les infrastructures hôtelières rendent aujourd’hui le tourisme beaucoup plus accessible que par le passé. Chaque année, des millions de personnes visitent les hauts lieux de l’Histoire mondiale : des pyramides d’Egypte à la muraille de Chine, des rues de Paris aux temples de l’Acropole, des anciennes cités précolombiennes du Mexique ou du Pérou aux plages ensoleillées d’Australie, un flot infini de curieux en quête de découverte culturelle sillonne la planète.
Les pays en développement misent essentiellement sur le tourisme pour se sortir des difficultés d’une économie défaillante. L’Egypte est, à ce titre, un modèle. L’Etat tire une part non négligeable de ses revenus de ce secteur en pleine expansion.

II. POUR TESTER SES CONNAISSANCES.

1) Je connais la définition des mots suivants :

Migrations, flux migratoires, tourisme, exode, émigration, immigration.

2) Sur une carte, je suis capable :

- de représenter par une flèche les migrations pour raisons économiques.

- de représenter par une autre flèche les migrations pour raisons politiques.

- de représenter par une troisième flèche les migrations pour raisons touristiques.

3) Je suis capable de répondre aux questions suivantes :

- Pour quelles raisons les hommes se déplacent-ils à la surface du globe ?

- Quelles sont les principales régions d’accueil des flux migratoires ? Pourquoi ?

- Quelles sont les principales régions de départ ? Pourquoi ?

- Pourquoi la mobilité des hommes à la surface de la planète est-elle plus importante que par le passé ?

III. QUELQUES EXEMPLES DE SUJETS.

Plusieurs sujets peuvent faire l’objet d’un paragraphe argumenté au cours d’un contrôle ou du brevet.

« La mobilité des hommes dans le monde : un reflet des inégalités de richesses »

« Les causes de la mobilité des hommes dans le monde »

 

Des documents variés sur le sujet peuvent faire l’objet de questions à l’occasion d’un devoir en classe.

- Des cartes présentant les différents types de migrations internationales, les principales régions d’accueil de l’émigration ou les grands foyers de départs.

- Un extrait de roman, un article évoquant le cas d’une famille contrainte à l’exil.

- Une photographie de presse montrant l’exode de réfugiés dans un pays du Sud : crise économique, guerres, dictature...