« L’empire byzantin » : ce qu’il faut retenir du chapitre.

La disparition de l’empire romain d’Occident et l’installation des premiers royaumes barbares indiquent les débuts du Moyen Age. De nouveaux souverains étendent leur pouvoir sur la Gaule, l’Espagne, l’Italie ou le Nord de l’Afrique. Arrivés des profondeurs du monde germanique, les Francs, les Wisigoths, les Ostrogoths ou les Wisigoths imposent leur culture, leurs usages.

Néanmoins, dans la partie orientale du bassin méditerranéen, les empereurs romains se maintiennent toujours sur le trône. Ils conservent les héritages de l’Antiquité et agissent comme les héritiers des monarques d’autrefois.

1) Justinien, l’un des empereurs les plus puissants du monde byzantin.

Justinien arrive au pouvoir en 527. Le souverain nourrit l’ambition de reconstruire l’ancien empire romain d’Occident. Il engage une série de longues campagnes et reprend aux Barbares plusieurs régions des rivages méditerranéen : le Sud de l’Espagne, l’Italie et le Nord de l’Afrique.

Il souhaite également appliquer les usages de ses prédécesseurs. Le Code Justinien et le Digeste, qu’il fait composer au cours de son règne, rassemblent les décisions de justice des anciens tribunaux romains.

Il adopte l’emblème de l’aigle que les légions antiques arboraient au cours des campagnes et qui symbolisait la puissance de l’empire.

2) Justinien, empereur chrétien.

L’empire byzantin est chrétien. Justinien respecte les pratiques religieuses du catholicisme. Sur l’une des plus célèbres mosaïques que le passé nous ait transmises, la mosaïque de Ravenne, le souverain se fait représenter en compagnie d’évêques. Auprès de lui, les soldats brandissent des boucliers ornés des lettres « X » et « P », les deux premières lettres du mot Christ en langue grecque.

Justinien fait bâtir à Constantinople une prestigieuse église, Sainte- Sophie. Cet édifice monumental est construit entre 532 et 537. Les souverains byzantins s’y font couronner. Les patriarches y conduisent les cérémonies les plus importantes.

3) Constantinople, « une nouvelle Rome ».

Constantinople est la capitale du monde byzantin. La vieille cité conserve de nombreux héritages romains.
La muraille de Constantin protège la ville et ses monuments. La présence de Forums, d’un hippodrome et d’un Sénat rappelle le passé antique.

Constantinople est aussi un carrefour économique et commercial de l’Orient. De nombreuses marchandises, arrivées des régions les plus lointaines, y affluent chaque jour. Les voyageurs de passage témoignent de leur admiration lorsqu’ils découvrent la cité et son agitation bouillonnante.

4) Le schisme de 1054 : un nouveau christianisme.

Cinq siècles après la mort de Justinien, l’évêque de Constantinople, le Patriarche Michel se brouille avec le pape de Rome : exclu de la communauté chrétienne pour ses opinions hérétiques, il choisit de ne plus obéir au pouvoir pontifical. Soutenu des sujets byzantins, il se proclame chef de l’Eglise d’Orient. Le christianisme orthodoxe se répand rapidement à travers l’empire.

Les orthodoxes adoptent des pratiques religieuses étrangères au catholicisme. Le patriarche autorise les prêtres à se marier. La messe est dite en grec. Les fidèles vénèrent les Images Saintes auxquelles ils prêtent un caractère sacré.

Aux IX° siècle, deux moines byzantins, Cyrille et Méthode accomplissent une difficile mission d’évangélisation auprès de lointaines populations slaves. Le christianisme orthodoxe atteint la Russie et l’actuelle Europe orientale.

L’empire byzantin s’effondre en 1453 lorsque les Ottomans s’emparent de Constantinople. Cet évènement marque la fin du Moyen Age et le début des Temps Modernes.