Se préparer à un contrôle sur la première guerre mondiale.


SOMMAIRE

I. Ce qu’il faut retenir du chapitre.

II. Pour tester ses connaissances.

III. Quelques exemples de sujets.

IV. Pour en savoir plus sur le chapitre.


 

I. CE QU’IL FAUT RETENIR DE CE CHAPITRE.

Pourquoi étudie-t-on la première guerre mondiale en troisième ? Pourquoi est-ce un chapitre aussi important du programme ?

D’une part, 90 ans après la première guerre mondiale, ce conflit marque encore lourdement les mémoires des pays qui y ont participé. Chacune des 36000 communes françaises possède un monument aux morts où sont inscrits les noms de ceux qui ne sont jamais revenus du front. (Pour l’anecdote, seul un petit village d’Auvergne a vu revenir sains et saufs, en 1918, tous les hommes engagés sous les drapeaux et n’a donc pas eu besoin d’ériger un monument du souvenir...)

Que ce soit en France, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis ou au Canada, au lendemain de la guerre, les gouvernements ont ressenti la nécessité de rendre hommage aux millions de combattants en se recueillant chaque 11 Novembre sur la tombe d’un soldat inconnu, devenu le symbole des souffrances endurées au cours des quatre années de la guerre (En France, la tombe du soldat inconnu est installée sous l’Arc de triomphe, en Grande-Bretagne, elle se trouve dans l’abbaye de Westminster...)

Des millions de Français, d’Allemands, de Britanniques ont sans doute le souvenir d’un vieil aïeul ayant participé au conflit

D’autre part, la première guerre mondiale marque un tournant fondamental dans l’histoire du monde. Pour la première fois, un conflit concerne l’ensemble de la planète : on se bat en Europe mais aussi au Moyen-Orient. Des hommes venus des colonies d’Afrique ou d’Asie se retrouvent dans les tranchées de première ligne.

C’est au cours de la première guerre mondiale que l’on utilise pour la première fois un armement terriblement meurtrier : les obus, les lance-flames, les gaz.... Jamais auparavant un confit n’avait entrainé la mort de près de 10 millions de soldats.

Enfin, la première guerre mondiale est une guerre totale. Cela aussi est nouveau. Si les conflits n’avaient jusqu’à présent concerné essentiellement que les militaires, entre 1914 et 1918, les civils sont eux aussi largement mobilisés. Femmes et enfants participent à la victoire à leur manière : fabrication de matériel de guerre, versements financiers pour le pays... Tous les secteurs de l’économie sont mis à contribution pour l’effort de guerre. Même la presse joue un rôle déterminant : l’intense propagande qu’elle produit à la demande des gouvernements protège les pays du découragement. Pour la première fois, des millions de civils sont littéralement conditionnés et manipulés pour travailler à la victoire finale.

Voilà les idées qu’un élève doit avoir à l’esprit au terme de ce chapitre.

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II. POUR TESTER SES CONNAISSANCES.

1. Je connais la définition des mots suivants.

Tranchées, front, guerre de mouvement, guerre de position, inflation, propagande, emprûnts nationaux, armistice, gueules cassées, mutineries, poilus...

2. Je peux dater les évènements suivants.

  • La bataille de la Marne.
  • La bataille de Verdun.
  • L’armistice mettant fin au conflit

3. Je peux répondre en quelques lignes aux questions suivantes.

  • Pourquoi dit-on que la première guerre mondiale est une guerre totale ?
  • De quelles manières les civils participent-ils à la guerre ?
  • Quelles souffrances endurent les soldats au front ?
  • Pourquoi dit-on que l’Europe sort transformée de la guerre ?
  • Quelles sont les conséquences de ce conflit ?

4. Je sais indiquer sur une carte les transformations territoriales de l’Europe au lendemain de la guerre.

  • Il faut penser au retour de l’Alsace- lorraine au sein du territoure français.
  • Il faut aussi penser à la disparition des empires centraux, l’Allemagne et l’Autriche- Hongrie, remplacés par de nouveaux pays : Yougoslavie, Tchécoslovaquie, Autriche, Hongrie...
  • Il ne faut pas oublier non plus les transformations territoriales en Russie qui perd de nombreux territoires avec la création de la Pologne.
  • Enfin, il est important de se souvenir de la construction du couloir de Dantzig qui coupe l’Allemagne en deux au profit de la Pologne et que Hitler revendique vingt ans plus tard.

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III. QUELQUES EXEMPLES DE SUJETS.

Ce sont souvent les mêmes sujets de paragraphes argumentés qui tombent au brevet. Ils n’ont rien d’extraordinaire.

"La première guerre mondiale, une guerre totale"

"La vie des soldats au front"

"La vie quotidienne des civils pendant la guerre"

"Le bilan de la première guerre mondiale".

 

Concernant les questions sur document, l’élève peut être amené à réfléchir sur :

  • Des textes : lettres de soldats du font, extraits de journaux, témoignages de civils, mémoires d’anciens combattants...
  • Des photographies de tranchées, de certains secteurs du front, de soldats, de civils travaillant dans les usines ou dans les champs....
  • Des affiches de propagande réalisées par les autorités pour maintenir le moral des populations...
  • Des tableaux ou des graphiques présentant l’évolution des prix ou de la production industrielle pendant la guerre.

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IV. POUR EN SAVOIR PLUS SUR LE CHAPIRE.

Au lendemain de la guerre, de célèbres écrivains, ayant eux-même participé aux combats dans les tranchées, ont écrit des romans témoignant des souffrances endurées entre 1914 et 1918.

  1. A l’ouest, rien de nouveau, de Erich Maria Remarque. Ce roman de 200 pages environ retrace la vie quotidienne d’un soldat allemand et de ses camarades de classe sur le front. Certains passages sont très violents.
  2. Les croix de bois, de Roland Dorgelès. Ecrit à la même époque, ce roman retrace la vie quotidienne des soldats de 14- 18, mais cette fois du côté français.

Plusieurs films ont également été réalisé depuis ces trente dernières années.

  • les sentiers de la gloire. Ce film américain de Staneley Kubrik retrace les mutineries de 1917 sur le front.
  • Joyeux Noël. Ce film français doit prochainement sortir au cinéma. Il raconte les évènement du Noël 1914 au cours duquel dans plusieurs secteurs sur le front ont eu lieu des actes de fraternisation entre soldats allemands, français et britanniques.

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